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Créer des ciné-clubs au collège et au lycée

Description

  • date de publication : février 2025
  • destination : collèges – lycées
  • type de ressource : liens

Contenu

Les collégiens et lycéens peuvent bénéficier d’une offre cinématographique au sein même de leur établissement. Ils peuvent en effet participer à des séances de ciné-club, avec des projections en streaming (ou après téléchargement) ou en achetant un film sur support physique (en s’acquittant des droits). Ces ciné- clubs sont conçus en complément des enseignements, mais aussi des dispositifs Collège au cinéma et Lycéens et apprentis au cinéma. La bonne pratique veut que ces séances restent exceptionnelles, s’inscrivent dans l’animation culturelle globale et ne fassent pas concurrence aux salles de cinéma.

Avant de poursuivre, il est important de rappeler que la diffusion en classe d’une œuvre audiovisuelle, dans le cadre d’un enseignement ou d’une action éducative, doit se faire dans le respect de la propriété intellectuelle et de la réglementation de la diffusion cinématographique non commerciale.

Ainsi, une œuvre audiovisuelle achetée (DVD, Blu-ray) ou louée (abonnement de type Netflix, Prime Vidéo, OCS, Disney +, Salto, …) par un enseignant pour un usage privé ne peut être projetée en classe dans son intégralité.

Concernant la création d’un ciné-club au sein d’un établissement scolaire, le plus simple est de proposer des séances non commerciales en tant que service public, sans être obligé de s’affilier à une fédération de ciné- clubs. Cette option reste possible mais l’affiliation implique un coût et concerne davantage les structures associatives souhaitant mettre en place des séances (gratuites et/ou payantes) de manière assez régulière.

La solution la plus adaptée aux établissements scolaires passera donc par la création d’un « club » qui devra toutefois s’acquitter des droits de diffusions quel que soit la source de l’œuvre cinématographique :

  • Publicité : le matériel publicitaire, mis à disposition par les distributeurs pour les séances commerciales (affiches de films, etc.), ne peut en aucun cas être utilisé pour l’organisation de séances non commerciales (art. L. 214-8 du Code du cinéma et de l’image animée).
  • Déclaration à la SACEM : il est indispensable que tout organisateur entre en rapport préalable avec la Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique exerçant dans sa zone, en vue de déterminer le montant de la redevance particulière à acquitter. Le tarif varie en fonction du prix d’entrée, chiffre d’affaire annexe (vente de confiseries, boissons, ..) et des dépenses faites (affichage, invitations, …). A titre indicatif, une projection gratuite sans vente de boisson/confiserie, génèrerait à une taxe d’environ 30€ à régler à la SACEM. Contacts : SACEM
    Dijon ( dl.dijon@sacem.fr – Tél: 03 69 67 27 00) et SACEM Besançon ( dl.besancon@sacem.fr – Tél 03 69 67 25 70).

Attention : les projections non commerciales sur le temps scolaire sont couvertes par un accord entre la SACEM et l’Éducation nationale. La déclaration à la SACEM est donc inutile !


QUEL(S) TYPE(S) DE PROJECTIONS ?
Projections en streaming (ou après téléchargement) :
  • HENRI, la plateforme VOD de la Cinémathèque française :

Le catalogue d’HENRI s’enrichit chaque jour. La Cinémathèque française propose entre autres des adaptations de Zola par Albert Capellani, des inédits de Jean-Claude Brisseau, sept films de Jean Epstein, des raretés de Raoul Ruiz, Otar Iosseliani, Jean-Claude Biette ou Jacques Rozier, des productions Albatros, des films d’avant- gardes, des serials, des films noirs, des westerns, des films de combats et d’engagements. Bref, une corne d’abondance, mise à jour toutes les semaines.

Le cœur du Kinétoscope c’est un catalogue de 200 courts métrages à l’année, choisis pour leurs qualités cinématographiques et pour leur potentiel à faire réfléchir les spectateurs autour du cinéma ou de thèmes de société. Chacun de ces films a fait l’objet d’un travail de référencement identifiant des thématiques relatives au cinéma et à ses techniques, mais aussi aux thèmes qu’il aborde. Ils sont ainsi présentés par un synopsis, une fiche technique, des mots clés et des ressources complémentaires (articles, interviews ou dossiers pédagogiques).

Le Kinétoscope propose également un certain nombre de « Questions de cinéma » auxquelles sont associées des propositions de films : Comment jouer de la profondeur de champ ? Comment filmer l’intime ? Comment faire un portrait au cinéma ? Comment filmer la rencontre ? Comment créer du suspense ?

L’abonnement est de 90 € par an. Le règlement par mandat administratif est proposé par la plateforme.

Projections à partir de supports physiques (DVD / Blu-ray) :

Attention, ils sont plus chers que ceux que l’on trouve dans le commerce car ils incluent les droits de diffusion qui sont fixés par les ayants droits. Il est à noter que cela peut fortement varier d’un film à l’autre puisque ce sont les ayants droits qui fixent le montant des droits. On peut également se renseigner dans les Réseaux CANOPE qui en ont acquis un certain nombre.

Vous trouverez une liste (non exhaustive) des distributeurs habilités à fournir des œuvres cinématographiques et audiovisuelles (sur supports physiques) sur le site du CNC.

Il est également important de rappeler l’obligation, en tant que service public, de respecter un délai de visa d’un an avant de pouvoir projeter le film. Pour connaître la date de visa d’un film, consultez la page « Visas et classification ».

Auteurs

Ressources proposées par Thierry Mura (Yonne).

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