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Présentation des domaines de l’éducation artistique et culturelle : coordination, dispositifs, ressources, projets remarquables.
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Accueil / Dijon 1858, quand la ville devient spectacle


L’exposition universelle de 1858 constitue une étape-clé dans le développement de Dijon et de son territoire, affirmant déjà une ambition de rayonnement. Vitrine du savoir-faire bourguignon, elle met à l’honneur l’industrie, la gastronomie et les artistes locaux, et attire plus de 120 000 visiteurs sur deux mois.
Cette manifestation culturelle s’inscrit dans le contexte du Second Empire, une période où l’Europe connaît de profondes transformations : essor du chemin de fer, urbanisation rapide des villes, accélération des échanges grâce au télégraphe, naissance d’une société de consommation avec des produits plus accessibles. Les expositions universelles deviennent alors de véritables vitrines promotionnelles, où régions et nations affirment leur place sur la scène nationale ou internationale. Après Londres en 1851 et Paris en 1855 – où l’on pouvait admirer Le Vendangeur, dit « Bareuzai », du sculpteur Noël-Jules Gérard – Dijon choisit à son tour de s’inscrire dans cette dynamique et est la deuxième ville de province à relever le défi.
L’exposition itinérante retrace les multiples facettes de cette manifestation, de son organisation à ses enjeux, jusqu’à ses héritages, à travers un parcours accessible et ludique. Des jeux et un dispositif sonore, réalisé en partenariat avec le Conservatoire à rayonnement régional Jean-Philippe Rameau, enrichissent l’expérience de visite.
L’exposition itinérante « Dijon 1858, quand la ville devient spectacle » révèle les bases du positionnement de Dijon comme capitale régionale de la Bourgogne dans la deuxième moitié du XIXe siècle.
La thématique de l’organisation d’une exposition universelle dans une ville de province permet également d’aborder, dans différentes disciplines et pour des niveaux très variés, des points essentiels des programmes.
Cycle 3 (CM1 – CM2)
Compétences visées :
Histoire
– Comprendre le XIXᵉ siècle (en amont du thème “Le temps de la République”)
– Identifier les grandes transformations du XIXᵉ siècle : industrialisation, transports, innovations techniques.
– Comprendre que la société et les villes évoluent au fil du temps.
Histoire – Repères chronologiques
– Situer un événement (1858) par rapport aux grandes périodes étudiées au cycle 3.
– Comprendre qu’un régime politique différent (Second Empire) précède la Troisième République.
Géographie
– Se loger, travailler, se cultiver, avoir des loisirs en France
– Découvrir comment un événement culturel contribue au dynamisme d’un territoire.
– Comprendre comment une ville s’organise pour accueillir des activités culturelles, économiques et sociales.
Histoire des arts
– Identifier des documents ou objets d’une époque donnée.
Français
– Extraire des informations de documents variés (images, plans, extraits de presse).
– Décrire, raconter ou reformuler à l’oral et à l’écrit.
Objectifs visés :
– Observer des documents d’archives du XIXᵉ siècle pour comprendre que les objets, les images et les villes se transforment au fil du temps.
– Identifier des évolutions techniques et urbaines (transports, machines, communication, organisation d’une ville) et les relier à la vie quotidienne d’hier et d’aujourd’hui.
– Se repérer dans le temps en situant l’exposition de 1858 dans une période antérieure à la République étudiée en cycle 3 et en percevant les grandes transformations du XIXᵉ siècle.
– Lire et comprendre des documents variés (images, plans, objets, extraits de presse) pour extraire des informations pertinentes et répondre à une question simple.
– Découvrir des œuvres et des objets d’art exposés en 1858 et comprendre qu’une exposition est un mode de présentation et de mise en valeur.
– Développer la capacité à décrire, raconter ou reformuler, à l’oral comme à l’écrit, à partir de documents et d’images.
– Se repérer dans l’espace urbain en observant l’évolution du centre-ville au fil du temps (Dijon en 1858 / Dijon aujourd’hui).
– Comprendre la fonction d’un événement culturel et sa place dans la vie d’un territoire (accueillir, montrer, valoriser des objets, attirer des visiteurs).
– Développer une attitude positive envers les lieux culturels, les archives et les expositions, en découvrant leur rôle dans la transmission de l’histoire et du patrimoine.
Cycles 3 et 4 (de la 6e à la Terminale)
Histoire
L’exposition universelle de Dijon en 1858 constitue une porte d’entrée pour traiter avec des élèves de 4e ou encore de 1ère voie technologique et de 1ère voie générale d’un certain nombre d’enjeux politiques, économiques, sociaux, urbanistiques, techniques caractéristiques de la période du Second Empire. L’exposition universelle est par exemple l’un des résultats de la « révolution des transports » mentionnée dans l’un des panneaux « Transporter, vérifier, sécuriser ».
Géographie
Bien que l’exposition porte sur le XIXe siècle, elle met en avant des phénomènes contemporains comme les fonctions de commandement des métropoles régionales ( « habiter une métropole » en classe de 6e, « la métropolisation : un processus mondial différencié » en classe de première voie technologique et de première voie générale), illustrées ici par les dimensions culturelles et économiques d’une ville de province capable d’organiser un événement d’envergure internationale.
Arts plastiques
L’importance des objets dans le cadre de l’exposition universelle de Dijon en 1858 peut entrer en résonance avec une thématique du programme du cycle 4 « la matérialité : l’objet et l’œuvre ». Le panneau « Montrer son œuvre et séduire le public » s’inscrit dans cette thématique. Par ailleurs, l’exposition accorde une place toute particulière à la médaille, objet ayant une dimension artistique (voir le panneau « Les médailles enjeux de prestige et source de tensions »).
En STMG, en Bac Pro MCV, en CAP EPC
L’exposition universelle de Dijon en 1858 peut être un bon objet d’étude pour comprendre l’origine de stratégies marketing actuelles à travers les panneaux suivants : « Préparer l’espace, accueillir les objets », « Montrer son œuvre et séduire le public », « Attirer les foules », « Une immersion sensorielle dans l’exposition de Dijon », « De fastueuses animations », « Exposer pour instruire », « Récompenser l’excellence ».
En STHR : l’exposition universelle de Dijon en 1858 est à la genèse de la foire gastronomique de Dijon et, plus globalement, de la Cité de la gastronomie. Le panneau « De l’exposition universelle à la foire gastronomique » offre un éclairage particulièrement pertinent pour des élèves se destinant aux métiers de l’hôtellerie et de la restauration.
Spécialité HGGSP
La thématique « s’informer » en 1ère est présente dans l’exposition à travers l’importance de la couverture de l’événement par une presse écrite encore largement contrôlée par le pouvoir impérial (près de 67 journaux régionaux, 30 quotidiens nationaux et quelques titres étrangers relatent le déroulé de l’exposition universelle de Dijon en 1858). Le panneau « L’exposition sous les feux de la presse » peut être un objet d’étude dans le cadre de cette thématique de spécialité.
Au moins 1 mois
Montage et démontage par l’équipe de l’établissement (prévoir 2 à 4 personnes)
Notices de montage fournies
Archives municipales de Dijon
91, rue de la Liberté – 21000 Dijon
03 80 74 53 82 | archives.municipales@ville-dijon.fr
Anaïs Dondez, responsable de la valorisation culturelle et pédagogique
Jonathan Barbier, enseignant missionné en service éducatif
Exposition universelle ; Dijon ; Archives